Une vie couleur vert pays

Par laurence Pourieux le vendredi 25 avril 2008, 15:01

Communiqué de presse : Sortie d’un roman paysan le 01/04/2008 Roman dont l’action se déroule à la fin du XX eme siècle, début XXI eme. Une saga paysanne dans laquelle vous découvrirez un jeune couple de paysans armés de courage pour supporter les diverses crises agricoles qui parcourent leur vie ! Les êtres y cheminent entre bonheur et crainte du lendemain. Ils connaîtront aussi la crise de la vache folle...

"Une vie couleur vert pays" Ecrit par Laurence POURIEUX auto-édition Après le succès de son autobiographie « Semailles Et Pagaille », Laurence Pourieux signe ici son premier roman, mélange de fiction et d’expériences vécues.

En plus de nombreux salons du livre auxquels elle participe (liste sur son blog) Laurence POURIEUX dédicacera son roman à la librairie « page et plume » place de la motte à Limoges le samedi 24 Mai 2008 de 10 heures à 16 heures.

4eme de couverture :

Cette saga familiale s’ouvre sur la découverte du monde rural par une jeune citadine. Une nouvelle vie s’offre a elle avec la joie de vivre au contact des bêtes, des traditions rurales et des frémissements de la campagne... Les êtres y cheminent entre bonheur et crainte du lendemain. Cette vie de paysan à laquelle Françoise s’est mariée, sera remplie de courage, de ferveur, de pudeur et de ténacité. Mais la maladie touchera aussi l’héroïne de plein fouet ! Une saga paysanne qui sent bon le blé et le vent des prairies sous le ciel de l’amour, dans ce Limousin ou ils ont choisi de vivre... Comme l’écrit Françoise sur son petit carnet : " Limousin, terre d’accueil, nous t’avons choisi pour y vivre, pour y travailler. Nous te confions notre avenir et celui de nos enfants. Tu es l’espoir de notre réussite ; aide-nous à nous épanouir et ne pas regretter de t’avoir choisi comme pays de vie !"

Extrait 1 :

Un après-midi, comme à son habitude depuis plusieurs jours, Françoise vient aider pour les foins. Elle se sent bien dans cette campagne verdoyante aux odeurs d’herbe fraîchement coupée. Le parfum du foin juste coupé bouleverse la jeune fille, un parfum envoûtant, l’emplit de bonheur. Les jours si longs et chauds, les oiseaux, les sauterelles, tout est magique jusqu’au soir venu. Comme une divine caresse, Françoise savoure ces moments de plénitude. Elle emplit son coeur et son corps de ces souvenirs, de ces odeurs afin de les garder et les savourer comme un trésor lorsqu’elle sera retournée à Paris. Son esprit vagabonde au milieu des senteurs. Jean l’interpelle, elle reprend ses esprits et repart au dur labeur des fenaisons. Après avoir fané et bottelé en petites bottes rectangulaires, ils ramassent celles-ci sur un plateau ; Françoise les arrange comme Jean le lui a montré afin que les bottes s’entrecroisent pour ne pas tomber du char. Jean lui passe les bottes en les portant à bout de bras avec une fourche, il transpire à grosses gouttes, torse nu, bien musclé, sa peau dorée par le soleil, qu’il est beau !

Extrait 2 :

La ferme avait dû avoir une vie antérieure très active que Françoise n’arrivait pas à imaginer tant l’abandon l’avait détruite. Sur la nature encore à peine réveillée, un beau soleil coulait à pleines brassées des effluves chargées de douceur. Les bruns, les mauves, les prés marbrés de vert, les bourgeons qui osaient s’ouvrirent. Pas de doute, le printemps était bien arrivé. Jean était heureux. Jamais il n’avait fouillé la terre d’un labour si profond, elle était à lui. Il voulait la pénétrer, la féconder jusqu’au ventre. Le soir, il rentrait, fatigué, avec son tracteur et sa charrue dont les socs luisaient comme de l’argent où la terre, par endroits, s’agrippait pour ne pas être abandonnée. En mars, il hersa ses blés puis ses avoines, multipliant les soins, se donnant tout entier. Il retournait souvent voir ses pièces de terre. En amoureux, il en faisait le tour, se baissait et prenait d’un geste accoutumé une poignée, une motte grasse qu’il aimait écraser, à laisser couler entre ses doigts, heureux s’il ne la sentait ni trop sèche ni trop humide, flairant bon le grain qui pousse. Il y avait ces temps-ci un bon vent qui apportait la chaleur. Les cumulus passaient haut dans le ciel bleu et le soleil du printemps chauffait la terre, réveillait les arbres. Tout chantait, tout était prêt pour l’été, pour la grande fête des éclosions et des récoltes. Il attela la charrue et partit tôt le matin pour labourer son champ. Depuis plusieurs jours, il faisait un temps magnifique, il ne fallait pas attendre que la sécheresse rende le sol trop dur. Il régla les socs de manière à faire des sillons bien profonds pour que la terre en se retournant enterre les mottes d’herbes. Il y aurait ensuite juste à passer la herse avant de semer. Il vit que la terre était belle, d’une couleur caramel, ni trop collante ni maigre. Il descendit du tracteur pour l’émietter entre ses doigts. Il pourra faire du beau maïs avec une terre pareille et l’an prochain y semer du blé.

ISBN : 978-2-9531541-1-5 (Prix 18 € frais de port inclus) 188 pages.

L’auteur : http://l-ecriture-de-laurence.over-blog.com ou Dlaurence2@aol.com

Laurence Pourieux naît en région parisienne en 1959. Elle exerce avec passion le métier d’agricultrice pendant plus de 20 ans. Elle l’exercerait encore si le destin n’avait pas décidé de s’acharner sur elle. Elle est atteinte d’une sclérose en plaques diagnostiquée en 2000. Elle a trouvé refuge dans l’écriture. Celle-ci est devenue sa thérapie depuis qu’elle se trouve en fauteuil roulant. Son premier ouvrage est paru en 2006 chez www.editeurindependant.com. Elle a publié depuis un journal intime, 2 livres de poésies et plusieurs ouvrages jeunesse.

Contact presse : Dlaurence2@aol.com

Sur chaque roman vendu, 1€ est reversé à la NAFSEP pour la recherche contre la Sclérose En Plaques.


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