les Loups de Fenryder de Alec Covin

« En forme d’hommage à Stephen King »

les Loups de Fenryder

Le lundi 26 décembre 2005 par channe01

Ce roman, français, (il ne s’agit pas d’une traduction, mais il semble tellement anglo-saxon dans l’esprit qu’on finit par vérifier) n’est peut être pas complètement abouti, notamment dans la psychologie des personnages, mais il est très intéressant pour un coup d’essai.

Il est comme un hommage à Stephen King dont le roman « ça » en deux tomes est dans la même tonalité, de même « nuit d’été » de Dan Simmons. Ces deux romans étant des modèles du genre « terreurs rattachées à l’enfance » qui vous poursuivent toute votre vie.

La chose, le ça, le truc, l’inconnu qui fait peur et qui prend racine dans vos propres cauchemars.

Dans ce roman, il s’agit surtout d’adultes même si le personnage du petit garçon, Scotty prend beaucoup de place. Si bien qu’on se demande pourquoi il n’est pas plus développé. Pourquoi il cède sa place à l’écrivain. Toujours comme un hommage à Stephen King dont la thématique de l’écrivain revient régulièrement dans ses ouvrages.

Enfin, il y a un truc qui manque pour que ça vous entraîne au-delà... Ou il y a un truc en trop. Ou justement pour un auteur français, il est trop à la manière de...

Peut être que la violence de la fin est trop circonstanciée pour qu’on prenne vraiment peur.

En fait, il faut du non dit pour que la peur accroche, des images troubles... Des ambiguïtés... Et là, Stephen King et Dan Simmons sont un ton au dessus.

Mais j’attends le deuxième ouvrage de ce jeune auteur avec intérêt pour voir son évolution.

En attendant si vous n’avez pas lu « ça » de King et « Nuit d’été » et sa suite « Les chiens de l’hiver » de Simmons, en livre de poche, n’oubliez pas le père Noël ou les anniversaires.

Chez Plon