Neverwhere de Neil Gaiman

Neverwhere

Le dimanche 26 septembre 2004 par Wallen

Richard Mayhew est ce qu’on peut appeler un homme normal : il est fiancé, travaille dans un bureau, a des amis. Un jour, il vient à aide à une jeune fille blessée. Et là, tout bascule. Son entourage ne le reconnaît plus et il découvre un nouveau monde, le Londres d’en bas.

Ce livre est du Gaiman pur : un monde fantastiquement sombre, un univers peuplé de personnages mythiques et déformés : on y croise un marquis de Carabas astucieux mais sans scrupules, un ange déchu, un roi Lear qui vit en ermite au sommet d’une tour. Nul n’est épargné, pas même les stations de métro...

A travers cet univers fantaisiste, c’est notre monde que Gaiman dépeint : celui que nous ne voudrions pas voir, avec ses sans-abris, ses parias, ses marginaux... La solitude et l’absurdité de la vie sont les thèmes principaux de cette oeuvre. Richard Mayhew, entraîné malgré lui dans cet autre Londres, se retrouve face à un choix difficile : retrouver sa vie d’antan, calme et structurée, ou plonger dans l’inconnu, passionnant mais inquiétant.

On peut quand même regretter le peu de profondeur psychologique des personnages. Seuls Richard, Lear et le marquis de Carabas sont réellement analysés, les autres demeurent un peu des ombres lointaines aux yeux du lecteur...