La Condition Humaine de André Malraux

La Condition Humaine

Le samedi 15 octobre 2005 par Mario_Heimburger

Mon premier contact avec Malraux date de sa panthéonisation. Je m’étais demandé si cet honneur était mérité. C’était "la voix royale". J’avait été impressionné par le style, le niveau littéraire, mais sans ressentir le livre, passant au travers comme on voyage en train : en regardant le paysage défiler par la fenêtre.

Mais je n’ignorai pas que LE roman de Malraux était "La condition humaine". Il m’a fallu des années pour surmonter ma première approche et me plonger dans ce livre, mais je n’ai pas à le regretter aujourd’hui.

Tension et crispation. Si je ne devais retenir qu’une chose du roman, ce serait la curieuse sensation estomacale, le contrôle exercé sur les doigts pour qu’ils ne s’impriment pas de trop sur les pages. La condition humaine. Autrement dit, un certain paradoxe : une vanité et une grandeur, une dignité et une humiliation. N’être que ce qu’on est, subir l’histoire plutôt que la vivre, mais la vivre quand même. Courageusement ou mesquinement. Avec grandeur ou avec décadence.

Pris dans les événements de la révolution (ratée) de Shangaï, les personnages de Malraux ne discutent pas de leurs croyances, ne justifient rien de leurs engagements opposés. Leur décision est personnelle. Malraux nous montre ce qu’ils font de cette décision. Comment ils la transforment et pourquoi.

La mort est présente à chaque instant, mais seulement en illustration de la vie, comme il faut du blanc pour bien comprendre le noir. Amour, peur, tourmente, décisions difficiles et réactions absurdes, on ne trouve pas tout dans ce roman, mais la palette est large.

350 pages de tension. 350 pages d’humanité. Aujourd’hui, je n’ai plus de doutes sur Malraux.


  • La Condition Humaine  15 février 2008
    en ce moment même je suis en train de lire ce roman qui est, pour moi, très difficile à lire...de plus, je ne suis qu’en seconde donc il me faut relire les différentes parties plusieurs fois pour que je comprenne...mais même si j’ai des difficultées, j’aime assez cette histoire où les presonnages se remettent en question, etc...au moins j’aurais la fierté de dire que j’ai lue un livre de malraux !
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  • La Condition Humaine  13 février 2008
    Je l’ai lu pour le lycée cette année, il est vachement dur à lire lol (j’ai que 17 ans....). Mais après avoir fait des explications de textes (donc j’ai mieux compris) j’ai trouver ça interessant. Toujours se poser des questions sur la mort, et s’occuper pour oublier la mort, se distraire toujours se distraite...chacun sa drogue !
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  • La Condition Humaine  7 février 2008, par viking

    Le terme même de "condition humaine" désigne la mort programmée de chaque être, lequel essaye d’échapper à un destin passif en intervenant dans la révolution en marche. Par exemple pour tchen, avoir donné la mort rend sa vie affreuse à ses yeux, et il se "suicide" en tentant un attentat pour donner une raison d’avoir survécu, car son âme même est morte en tuant dès le début du roman.

    J’ai adoré ce livre, si quelqu’un est dans le même état d’esprit et voudrait en discuter : damien.vadi@net2000.ch

    Merci à bientôt !


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  • La Condition Humaine  8 décembre 2007
    Ayant étudié ce livre cette année je peut dire qu’il est très difficile à lire. Je ne l’ai pas franchement apprécié surement a cause des très longues description. Si Malraux signe ici sont meilleur livre je ne suis pas réellement tenté par les autres... Pierre Henry De Castel Marsin
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  • La Condition Humaine  14 août 2007
    Un livre très interessant, des citations qui nous poussent à prendre conscience sur soi-même, une écriture magnifique et tant d’autres choses à decouvrir en le lisant, à apprecier une fois cette oeuvre lue ... Tout cela - comme vous l’avez si bien souligné - , Monsieur Mario Heimburger, nous rapelle que « sa panthéonisation est largement meritée. »
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  • La Condition Humaine  18 février 2007, par bilal
    J’ai lu ce livre a lycée en terminale littéraire. Très difficile à lire, comme tous les livres de Malraux, mais incroyablement dense sur la description de la condition humaine. Un livre qui m’avait aussi marqué par son tragique à l’époque. Aujourd’hui que je lis moins, j’ai peur de m’y replonger, de ne plus en avoir les capacités, mais il faudrait probablement tellement ce livre m’avait marqué
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