Etre enfant à Rome de Jean Pierre Néraudeau

Etre enfant à Rome

Le lundi 2 juin 2003 par Anton

Il s’agit d’un livre d’histoire des mentalités. Il retrace la place de l’enfant et de l’enfance dans la civilisation romaine. Le livre est divisé en quatre parties : « Etre enfant avant d’être homme » ; « les discours sur l’enfant » ; « l’enfant, la famille et l’état » ; « Scènes de la vie privée » et est suivit d’une conclusion et précédé d’une introduction.

Outre le fait que l’on porte attention sur les enfants et leur bonheur, tous les enfants n’avaient pas les même chances. Beaucoup d’entre eux étaient exposés, abîmés, prostitués. Ainsi, il faut savoir relativiser les différents discours et garder à l’esprit qu’ils ne décrivent pas toute la réalité voir même pas du tout la réalité.

Au fil de l’antiquité, le sentiment de l’enfance va devenir une vertu. A partir du deuxième siècle, on se projette vers l’avenir et la pérennité. L’espoir des enfants grandit. Parallèlement à cela, très peu de textes parlent de l’enfance en particulier.

Ainsi, l’intimité, les émotions ressenties durant l’enfance sont difficilement concevables. Après la lecture d’un livre comme celui la, on se rend compte que l’homme s’est toujours posé les mêmes questions sur l’enfance. Certes à l’époque de l’antiquité la psychanalyse par exemple n’existait pas mais cela n’empêchait pas le fait que des hommes approchaient des idées telles que l’inconscient.

Ce qui reste présent, c’est toujours la différence qu’il y a entre les discours sur les choses et la réalité des choses. Mais peut-être que l’un ne va pas sans l’autre. Les discours sont peut être là pour nous stimuler dans diverses approches pas encore appliquées mais applicables à l’avenir.